Rédiger, quelques règles indispensables

image-laMEP

Introduction

La mise en page de textes est un métier à part entière, un élément de communication indispensable
Le metteur en page cumule plusieurs compétences et savoirs pour réaliser un travail qui reste d’actualité au fil des évolutions technologiques, contrairement à d’autres métiers de la chaîne graphique qui ont déjà quasi disparu. Certaines mises en page sont de véritables œuvres !
Une bonne mise en page permet au lecteur une prise de connaissance fluide de l’information et ce grâce à de nombreux critères ; le texte est alors agréable à lire, sans contrainte pour les yeux, le cerveau.

Afin que le metteur en page puisse exercer au mieux son travail, le rédacteur doit lui fournir un texte « propre » (tapuscrit) respectant différentes règles élémentaires trop souvent ignorées car pas toujours expliquées. C’est l’objet de cette page qui s’adresse donc aux rédacteurs (d’une publicité ou d’un livre) qui confient leur texte à un metteur en page. Nous abordons ici uniquement les point principaux et il est toujours préférable de s’entendre avant rédaction avec votre metteur en page, si possible.

Si le tapuscrit est de mauvaise qualité, le metteur en page devra se substituer au rédacteur pour « préparer » et nettoyer le texte avant de pouvoir l’intégrer dans sa maquette. Si cela est rapide pour le texte d’un flyer, plusieurs heures sont parfois nécessaires pour des textes plus longs, car une (ou plus) lecture attentive est indispensable dans ce cas. Dans certains cas, cela est impossible faute de temps ou de budget et parfois les prestataires peuvent refuser alors le texte voire établir un complément au devis.

Les défauts les plus courants sont évidemment les fautes d’orthographe et de grammaire, de syntaxe, de frappe… qui indiquent que le texte est livré brut, sans avoir été relu ni corrigé. Il arrive également que des rédactions comportent des répétitions ou des lourdeurs.  En principe, sauf accord préalable (donc sur le devis), le metteur en page n’a pas à toucher au contenu, excepté pour les réglages typographiques professionnels et les éventuelles fautes repérées par des correcteurs puissants (tel que Prolexis®). Cela ne prend que très peu de temps, ainsi le travail de mise en page peut être soigné et enrichi au mieux.

Pour réaliser une mise en page, nous avons besoin d’une part d’un texte et d’autre part d’une maquette*. En général, si elle n’est pas encore définie, le metteur en page propose une ou plusieurs maquette(s) au client, selon un cahier des charges. La maquette retenue (qui peut dépendre d’une charte graphique) définira les nombreux critères de la mise en page dont :
• Les tailles (corps) et la ou les police(s) de caractères selon l’utilisation du texte (texte courant, titre, sous-titre, citation, légende, note, etc.) ainsi que l’interlignage et beaucoup d’autres paramètres pas forcément visibles au premier coup d’œil ;
• La ou les couleur(s) et les enrichissements éventuels (graphismes) pour signaler une partie distincte de la page ;
• L’emplacement des illustrations, leur taille maximale et minimale ;
• L’emplacement des folios (n° des pages) et éventuellement des titres courants ;
• La calibration du texte, définie par la maquette et calculée par le metteur en page :  c’est le nombre de caractères -espaces compris- pour une certaine surface (une page entière par exemple) du document final.
• etc.

Les règles et indications principales

Le principe général étant que le metteur en page ne devrait pas toucher au contenu !
– Le texte a été relu et corrigé, c’est une rédaction sans fautes de frappe, d’orthographe ou de grammaire ;
– La rédaction comporte une architecture claire, dans les règles habituelles. Si le texte comporte des parties, des titres et différents niveaux de sous-titres, il suffit de hiérarchiser simplement (voir exemple ci-dessous), la maquette prévoit ces différents niveaux.
Fournir le plan du document si besoin.

Exemple des niveaux de titre :
Pour obtenir sur le document final…

Les animaux

Le cheval

La crinière

Le texte correct dans le tapuscrit se présente ainsi…
I. Les animaux
1. Le cheval
a. La crinière

A ne pas faire
LES ANIMAUX
Il est impératif de ne jamais écrire en majuscule, sauf sigles, acronymes, initiales… voir plus bas. Si un texte est écrit en majuscules, le metteur en page doit ressaisir le texte en minuscules !
                           Le cheval
Le décalage de plusieurs espacements n’est pas du tout autorisé (le metteur en page devra les enlever), l’espace est toujours unique.
– La crinière
L’italique n’est pas prévu pour indiquer un niveau de titre, voir plus bas. Le tiret n’est jamais seul (liste) sauf dans le cas d’une réplique (dialogue).

à suivre…

La typographie française, les fautes les plus courantes

A savoir… Les MAJUSCULES… d’après Synapse
Conseil Général ou conseil général ?

État, institutions et organismes

Les noms des organismes et institutions d’État à caractère unique (dont la compétence s’étend à tout le pays) sont des noms propres. Le premier nom du libellé s’écrit en majuscule, ainsi que l’adjectif, s’il précède :

– les Archives nationales ;
– la Chambre des communes ;
– le Conseil d’État ;
– le Conseil des ministres ;
– la Cour de cassation ;
– l’Institut Pasteur (de Paris) ;
– le Quai d’Orsay ;
– etc.

Si les organismes n’ont pas un caractère unique, national – si un certain nombre du même type existent dans la nation – ils s’écrivent avec une minuscule :

– les archives municipales (comparez avec les Archives nationales) ;
– la caisse régionale de sécurité sociale ;
– le conseil général ;
– le conseil régional ;
– la mairie de Toulouse.

en savoir plus
http://www.synapse-fr.com/manuels/ETAT.htm

Plusieurs sites ressources très riches sont d’une aide appréciable en cas de doute, allez les visiter vous vérifierez vos connaissances !
voir la liste dans cet article.

à suivre…

*Ce blog ne permet qu’une maquette très simple.

%d blogueurs aiment cette page :